Luang Prabang

Luang Prabang s’étend sur une langue de terre au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khan. A environ 600 m d’altitude l’air y est frais le soir (17-18° la nuit), écrasant de chaleur en journée (32° au soleil) et brumeux au lever du jour jusque vers 10h.

Peu de bâtiments modernes, de beaux restes de l’époque coloniale, et rien en hauteur. Une ville horizontale où il fait bon traîner dans les rues aux belles maisons et aux arbres colorés omniprésents. La ville est toute entière classée au patrimoine mondial.

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Le Wat Xieng Thong construit en 1560, est le plus riche temple de la ville car protégé par la royauté. Plusieurs chapelles dont celle du Bouddha sacré sorti en procession au nouvel an et celle du char funéraire du roi Sisavang Vont, celui de l’indépendance du Laos en 1953, mort en 1959.

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Flâner dans les rues et sur les berges du Mékong…. On se débrouille très bien avec un vocabulaire limité : « sabaïdi » pour bonjour et « kop tchaï » pour merci et surtout de grands sourires.

 

De nombreux temples un peu partout et des moines qui vaquent dans la ville… Beaucoup sont très jeunes (à partir de 8ans) car il est normal que chacun porte la robe quelques années durant sa vie. Les plus jeunes bénéficient ainsi d’une scolarité qu’ils n’auraient sans doute pas dans les villages, et comme me dit le réceptionniste de l’hôtel « Comme ça ils ont le Bouddha dans le coeur, tourné vers la bonté »

 

Des petits restaus simples, moitié prix que l’ensemble des restaurants (excellents au demeurant !)

Le Wat Sirimoungkhoun Sayaram …

 

Toujours flâner dans les rues et constater la présence de baguettes de pain, de croissants et même de charcuteries !

 

Le temple qui abrite le Bouddha d’or dans l’enceinte de l’ancien palais royal construit en 1904 sous protectorat français et transformé en musée. Le Bouddha d’or est plus important que le palais royal car le pays tout entier est placé sous sa protection. Étrange musée vieillot et assez mal tenu qui rappelle qu’on est bien en pays communiste.

 

Ce n’est pas la rue de la soif, mais celle de la faim. Étroite nous passons juste entre les étals colorés de mets de toutes sortes. Rue des odeurs, des saveurs, du bruit où se bousculent les touristes à l’heure du dîner. Buffet, oú chacun rempli soi-même son assiette pour 1,5€… Des tables sommaires recouverte de toile cirée attendent les affamés.

 

Les couleurs du coucher me ravissent, la lune qui sourit m’étonne,  elle a changé de sens. Que c’est beau, je m’émerveille.

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Le matin, au lever du jour vers 6h, le Tak Bat, l’aumône des moines qui mendient chaque jour leur repas conformément aux règles monastiques élaborées par le Bouddha lui même. Les flashs des photographes ne font pas partie du rituel…

 

Ensuite nous profitons de la brume et de l’heure matinales pour nous taper les 400 marches qui mènent au sommet du mont Phousi afin d’embrasser toute la région du regard et de découvrir progressivement les collines verdoyantes et les montagnes couvertes de forêts tropicales qui forment l’écrin de la ville.

Nous prenons une petite frayeur avec ce serpent sur l’arbre où s’appuyait notre banc… puis une bonne rigolade avec l’empreinte de pied (chausse du 95 ! ) du Bouddha qui n’est jamais venu au Laos (le bouddhisme y a été introduit entre le XIVè et le XVIIè) et les statues un peu naïves notamment ce gros Bouddha qui louche…

 

Le petit musée d’ethnologie consacré aux ethnies du nord (Hmong,  Akha, Tai Lue et Khamu) est très bien fait et passionnant : http://taeclaos.org/ . Nous apprenons beaucoup sur l’origine de chacun de ces peuples, leur habitat, leurs modes de subsistance et leurs compétences spécifiques chacun dans un domaine artisanal.

 

Puis flâner en ville (encore), boire une bière locale à l’ombre, se finir au Night Market qui occupe chaque soir la rue principale, marchander les prix, galèrer avec les grosses coupures (1€ = 10 000 kips, donc on retire 1 million au distributeur ! ), faire attention où on met les pieds à cause des trous dans les trottoirs, ne pas pester contre les énormes tas de fils électriques qui balafrent les photos, se lamenter des déchets qui traînent partout, de l’usage immodéré des sacs plastiques et du manque de soin des laotiens pour leur environnement , ne pas se faire piétiner par les chinois qui ont envahit la ville et fait multiplier les tarifs (l’hôtel à 15$, vend ses chambres 100$ cette semaine de nouvel an chinois et tout est complet partout, heureusement qu’on avait réservé), … et plein de détails qui font de cette étape une expérience très différente de la Thaïlande.

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Putain j’ai choppé la crève… journée du 2/2 dans le coltard au lieu de louer une moto… et en plus je suis chiant… Mais au moins le blog est à jour ! A suivre ! On a un avion pour Siem Reap (Angkor) samedi… Bises à tous.

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